TRAGEDY, la nécessité des clowns dans l'humanité
La Tragédie Antique,
L'art est la tâche suprême de cette vie.
L'essentiel du passé de notre civilisation occidentale est dans l'histoire de la Grêce antique.
La tragédie antique marque le sommet de la civilisation grecque (l'apogée de la civilisation occidentale) parce qu'elle symbolise la meilleure solution proposée au problème de l'existence, à la dimension tragique de la vie.
Dans la mythologie ancienne et barbare, Les Titans sont des divinités monstrueuses.
Cronos tranche les testicules de son père Ouranos qui en meurt. Zeus tue son père Cronos après lui avoir fait vomir ses enfants dévorés...
Les barbares, pour oublier la douleur de l'existence, célèbrent les cultes des dieux dans la volupté, l'ivresse, la cruauté ...
Puis naissent les Olympiens. Ce sont les dieux régurgités par leur père Cronos.
C'est la mythologie nouvelle et civilisée. Le plus représentatif est Apollon, dieu de la Lumière, de la Clarté, de tout ce qui est calme, équilibré.
Avec cette religion nouvelle, la civilisation grecque invente une nouvelle manière de réagir au mal d'être : le rêve, l'illusion. L'illusion de cohabiter avec ces Olympiens qui ont su échapper aux monstres titanesques. La poésie épique plante le décor de l'Olympe paradisiaque. Un décor, un monde factice mais merveilleux qui contribue à cette illusion, qui donne goût à la vie.
Parvenus alors à l'apogée de la civilisation occidentale, c'est la conjugaison de la cruauté et de la beauté qui donne naissance à la Tragédie.
C'est l'art et le théâtre qui, par la synthèse de l'ivresse et du rêve, sauve l'homme.
Il y a 25 siècles, le Théâtre est né de cette première nécessité, ce fut sa première fonction.
Philippe Car, inspiré de La Naissance de la Tragédie, F. Nietzsche.


Synopsis,
Le prologue aura forcément un air de (forcément fausse) conférence. On y abordera le théâtre d'un point de vue préhistorique.
Nous établirons la vérité sur La Véritable Origine du Commencement des Histoires !
Qu'est-ce qui chez les premiers hommes pouvait déjà être considéré comme de la comédie ? Est-ce qu'ils aimaient se faire rire ?
Nous interpréterons ce que nous considérons comme les premiers textes de théâtre : les peintures rupestres, et prouverons l'existence du Théâtre Rupestre !
Nous ferons découvrir comment, par effroi et ignorance, sont nés déesses et dieux.
Puis l'histoire des Dieux nous emmènera forcément jusqu'à la naissance de l'homme et sa malédiction...
Et le rideau s'ouvrira enfin sur le ciel au-dessus de la mer, sur laquelle flotte la flotte grecque commandée par Agamemnon, immobilisée par l'absence de vent. Floc, floc.
C'est le début de la fin de La Malédiction des Atrides, que nous jouerons dans son intégralité résumée, en quatre épisodes.
Les conférenciers reprendront régulièrement la parole, par intermèdes de devant de rideau, entre chaque épisode.
Tout ça finira par finir.
Par l'apparition d'Apollon, descendu absoudre Oreste d'avoir tué sa mère parce qu'elle avait tué son père parce qu'il avait sacrifié leur fille, parce qu'il devait libérer la fille de celui qui avait égorgé les deux fils de son frère parce qu'il avait séduit sa fiancée, parce que leur père, ressuscité, avait été découpé en morceaux, cuisiné et servi à table par son père, pour se moquer d'eux, aux Dieux, très fâchés.
Parce que les mortels devaient bien se résoudre à mourir un jour. Que c'était comme ça. Que c'était leur angoisse existentielle. Qu'ils seraient toujours inquiets. Qu'ils étaient inquiets depuis toujours, avant même que les Dieux existent, avant même d'être homme, alors même qu'ils n'étaient qu'amibes, ils avaient déjà peur qu'on leur abime leur téléphone portable...


Distribution
Comédiens, musiciens :
Valérie Bournet Car
Annick Faniel
Stéphane Gambin
Vincent Trouble
Philippe Vincenot
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Adaptation et écriture : Philippe Car et Fabrice Raina
Compositeur : Vincent Trouble
Mise en scène : Philippe Car
Assistanat mise en scène : Laurence Bournet
Scénographie, Lumières : Julo Etievant
Régie lumière : Jean Yves Pillone
Son : Pedro Theuriet
Costumes : Christian Burle
Peintures et accessoires : Jean François Marc, Pierre Baudin
Constructions et accessoires : Christophe Brot
Constructions dispositifs roulants : Sud Side
Diapositives et Animations : Alain Puech, Julo Etiévant
Régie plateau et manipulations : Isabo, Laurence Bournet
Régie générale : Jean Yves Pillone
Création

Septembre-octobre 2005: Résidence à la Maison Folie de Wazemmes à Lille. Création du 4 au 9 octobre 2005.
Coproduction :
Maison Folie de Wazemmes, Lille - La Grange Dîmière, Fresnes - Résidences de création. Equinoxe, scène nationale de Chateauroux, Théâtre de Corbeil Essonnes, Espace Chambon, Cusset, Le Polaris, Corbas Espace Jean Vilar, Ifs, Institut français d'Athènes
Autres partenaires : Théâtre de Choisy-Le-Roi-Paul Eluard, scène conventionnée, Théâtre d'Arras, L'Escapade - Hénin-Beaumont, Le Petit Vélo - Clermont Ferrand, Théâtre de la Colonne - Miramas, Théâtre de Privas, scène conventionnée, Théâtre des Jacobins - Dinan, L'Archipel - Granville, Théâtre de l'Hotel de Ville - St Barthelemy d'Anjou, Scène Nationale 61 - Alençon - Flers - Mortagne, Bonlieu - scène nationale d'Annecy, Hexagone, Scène nationale de Meylan.



