Afrique centrale - suite
Carnet de voyage en Afrique centrale - 2e partie.
12 heures 15, arrivée à Kinshasa
Nous sommes dans l'ancien Zaïre, actuellement Congo Démocratique.
Jean-Michel, le directeur nous attend.
De ce coté du Beach, c'est encore plus chaud. La police gère tant bien que mal et à coup de badine, les passagers, les petits marchands, les clandestins, les resquilleurs. Ça nous semble très violent.
Nous partons dans un minibus via le théâtre et là, stupéfaction des milliers de jeunes défilent clamant des chansons dans la rue. Ils reviennent de l'aéroport où ils sont aller accueillir une star de la musique : - Wera Son -.
Les jeunes encerclent le mini bus, ils chantent, nous répondons par des sourires quand, ils commencent à s'énerver :" Maï, Maï, Maï " (de l'eau,donnez nous de l'eau) .
Nous arrivons, nous n'avons même pas d'eau ! Laurence qui est à une fenêtre reçoit un gros caillou et pleins de branches.
OUF ! Une foule joyeuse peut devenir vite très dangereuse...
Nous fermons tant bien que mal les portes en essayant de ne coincer aucune main et aucun nez. On y arrive et nous continuons notre chemin dans cettemarée humaine. Tous c'est passé très vite. À part Laurence nous n'avons pas eu le temps d'avoir peur !!
15 heures
Visite de la halle de La Gombe.
Ouah ! Grosse surprise ! Le Centre Culturel est une immense friche,constituée d'un tas de bâtiments (galeries, salle de répéts, cafétéria, Internet, salles polyvalentes) séparés
par des jardins. La salle de spectacle est comme un grand marché couvert !
Un groupe de la ville répète, on dirait un village artistique où tout semble possible !
Très beau lieu qui fait rêver !!
18 heures
Domi qui était au Zaïre en 87 a travaillé avec des congolais sur un spectacle, "La rue où l'éléphant est tombé". Elle va partir à la recherche de ses amitiés.
Et nous nous retrouvons tous à Molokaï dans le quartier de Matonge. Là, répète un des nombreux groupes de Papa Wemba. L'ami de Domi, Dona est à l'entrée. Il est connu comme le garde du corps de papa Wemba (ou plutôt des choristes...)
Nous sommes introduit ! Nous sommes accompagnées de Stéphanie, la collaboratrice de Jean-Michel, qui est fiancée à un des chanteurs du groupe. Tout cela est fort sympathique !
Heureusement que nous restons six mois ici et que nous allons avoir le temps de bien connaître tout le monde ! Hum, hum !
Super répèt de musique. Grand moment pour nous tous !
Jeudi 24
10 heures
Tous à la halle de la Gombe.
Montage, réglage, décor, musique...On est vraiment dans un campus artistique !
Ah, si on avait le même lieu à Marseille, alors on pourrait inviter "Les Sardines de Conakry", et toutes les compagnies amies...
Un rêve.
13 heures
Repas, piscine à 2 mns du centre. Tout semble plus facile ici. Bientôt il y aura même une maison qui pourra accueillir les artistes en résidence !
Je vous le dis, le rêve !!
15 heures
Des maçons finissent la construction des loges et des toilettes douches. On va les inaugurer !
Jean-Michel passe, une peinture sous le bras, il va l'accrocher dans les loges.
Pierre et Laurence, pour l'installation du portique sont à chaque fois confrontés aux problèmes d'accroche, comme pour du cirque. Cette fois ci,ils se font livrer deux énormes blocs de bétons...
Comme d'habitude, Phil et Jean-Yves désespèrent en attendant du matériel électrique qui n'arrive jamais. Comme d'habitude, il va falloir qu'ils inventent de nouvelles solutions pour régler des problèmes techniques, différents à chaque fois. Au début de la tournée, c'était toujours un peu inquiétant, "Est-ce qu'on va y arriver...?", maintenant qu'ils ont l'habitude ça les amuse, enfin surtout Phil...
19 heures
Départ pour un rendez-vous avec des compagnies de théâtres.
À notre grande surprise, beaucoup de monde nous attend !
Bonjour, Bibi, bonjour Nono, bonjour Né, bonjour Ados, bonjour Astrid,bonjour Kika-Wilo, bonjour Papi, bonjour Dadi, bonjour Jean Chaca...Et j'en oublie car ils sont au minimum une trentaine ! Tout le monde s'échange prénom et sourire ! Nono, l'un des fondateurs de "L'Ecurie Maloba", commence avec un super discours racontant l'histoire de L'Ecurie, compagnie qui gère
un lieu dans Kinshasa.
Malheureusement, ils n'ont pu nous accueillir dans ce lieu car il a été réquisitionné pour une veillée funèbre ! ( 50 morts la semaine dernière, dues à un glissement de terrain...)
Nous sommes donc dans le lieu de la compagnie des Béjarts, une petite cour avec des tables. Nono invite toutes les personnes présentes à se présenter, très beau tour de table sous la huée des Kinois (habitants de Kinshasa, joli non ?). Puis Nono nous annonce une soirée surprise et, en deux secondes, se met à improviser avec son ami Jean Chaca, " L'histoire de l'homme en colère".
S'en suivent des chansons (Astrid avec son sourire et sa voix splendide), de la musique et du théâtre. Nous sommes scotchés sur nos chaises, nous ne pouvions espérer meilleur échange ! Allez les invités ! Tous debout ! Nous sommes servis par les filles de la compagnie et nous nous étonnons que nos hôtes ne mangent pas. Ils nous expliquent qu'ils attendent que nous soyons tous servis ! Merci, merci...D'ailleurs dans la soirée il y a un sketch parlant de ces extra terrestres qui font trois repas par jour... Sachant que dans ce pays et dans bien d'autres ils se relaient un jour sur deux pour manger...
Nous continuons, telle une partie de domino, un blanc, un noir, à parler théâtre, projets, rêves...Magnifique soirée. Nous avons trouvé nos frères de théâtre !
L'écurie Maloba, qui existe depuis 10 ans, je crois, a trouvé un ancien jardin public à l'abandon. Ils l'ont investit, petit à petit. Des sponsors les ont aidés en nature (chaises, tables...), et puis il y a la débrouille. Aujourd'hui ils jouent tous les vendredis, font de la formation d'acteurs, des spectacles et aident des compagnies en création...Tout ça sans subvention ni aide aucune de leur gouvernement !!!
Ils organisent en ce moment la 6e édition du Festival International de l'Acteur (le FIA) pour le mois de juin. Quinze pays sont invités ! Bravo. Et merci. Et bonne nuit à tous les rêveurs !
Vendredi 25
10 heures
Rendez vous à la Halle de la Gombe.
Phil et Jean-Yves ont travaillé hier soir jusqu'à deux heures du matin pour mettre au point la lumière...Ils ont fini par brancher tous les projos directement "à l'épissure" et au scotch, sans prises...
Susanna est restée avec eux pour faire " la silhouette"..., c'est-à-dire prendre les places de tout le monde sur le plateau, scène par scène, au fur et à mesure que les soixante effets, environ, sont réglés, l'un après l'autre... C'est la "conduite".
Phil nous raconte qu'ils ont travaillé avec un technicien qui ressemblait beaucoup au Marius de Pointe-Noire. Santos, un personnage hors du commun, capable de passer quatre heures de nuit, pieds nus dans le grill du théâtre, au milieu de nuées de moustiques, à attacher les projecteurs à la ficelle, et à y retourner tant qu'il faut, toujours avec le sourire.
De belles leçons de patience, d'humilité, de sagesse...
Maintenant, tout va bien. Les autres petites fourmis Cartoun s'activent !
Patrick reçoit dans la loge trois journalistes.
Je repasse 10 mn plus tard, en fait il y a trente journalistes autour de lui !!
Gros Sound Check. Rappelez vous que nous allons jouer sous une immense halle, alors les voix ! Pire qu'un chapiteau !
Pedro fait des miracles, il y a des micros partout, de grosses enceintes. On dirait qu'on va faire un gros concert !
15 heures
Répétition, musicale, préparation...
18 heures
Jean-Yves et Phil profitent de la tombée de la nuit pour les derniers raccords lumière et les essais vidéo.
Échauffement, maquillage...Et le trac qui arrive ! Ce soir il y aura majoritairement des Kinois,
beaucoup d'artistes...
Les amis que nous avons rencontré depuis notre arrivée...
De quoi mettre la pression !!
20 heures
Phil vient nous chercher. Je n'ai plus de jambes, nous nous regardons avec des yeux effarés. Mamma mia, il faut y aller ! Nous traversons une pelouse, contournons un bâtiment et... Vincent
en tête à la cornemuse, nous nous jetons dans une foule de 500 personnes !
Ah ! Lala ! C'est génial ! Un bain de Kinois !
Nous commençons. Nous avons la pêche, le public aussi, il fait archi chaud !
Nous donnons tout. Heureusement, la scène, c'est magique car même épuisés nous avons une énergie
débordante ! Et je vous avoue que je suis épuisée.
Regards complices sur le plateau. Ça marche !
Nous finissons cette tragique histoire d'amour avec le mot de passe de la fin en langue du pays :
NATON DI BINO MINGUI !
Waouh ! Tout le monde répond ! Oh ! Merci ! Merci, Kinois !
Si vous saviez notre bonheur de pouvoir vous faire rire...
Phil reste dans la salle et parle du spectacle avec un groupe d'artistes-spectateurs, les questions fusent.
Petit démontage et nous nous retrouvons autour d'un buffet dans un coin du jardin de la halle. Il y a les différentes compagnies rencontrées, L'écurie Maloba, Les Intrigants qui nous ont prêté du matos et Les Béjarts. Pépito, un journaliste hors du commun...
Et nous revoilà parti dans un conte théâtral où chacun et chacune raconte ses histoires. Passionnant.
Jean-Michel et Stéphanie semblent heureux, en harmonie avec leur mission.
Bonne chance. Vous êtes entourés de kinois franchement sympathiques qui ont l'air d'apprécier votre travail. Vous avez un lieu où tous les rêves sont permis, on se sent bien chez vous.
Je vais me répéter, mais nous aimerions rester pour vous rencontrer, Kinois...
Nous avons envie de revenir. Nous leur disons. Non, pas à jamais. À bientôt !
Nous rentrons à l'hôtel le coeur gros : demain il faut repartir...
Samedi 26
10 heures
Départ...
Nous passons par l'écurie Maloba, nous avons très envie d'aller voir leur lieu ! Mais nous n'avons pas le temps !...Tant pis on y va quand même!
Le chauffeur nous dépose dans une cour intérieure entourée de bicoques dans un quartier excentré de Kin. L'endroit est rempli de militaires ...L'équipe n'est pas là, dommage ! Un plateau en dur au milieu d'une cour, comme une arène. Et on imagine le reste...Le public, les spectacles, les rires !
Bravo les Maloba !
12 heures
Retour sur le Beach, le port côté Kinshasa. C'est la folie !
Des hommes en uniformes munis de matraques tapent tous ceux qui essayent de se faufiler. C'est très très violent !
Certains arrivent à passer. On dirait qu'ils sont tous de mèche...
Pierre et Pedro embarquent avec les caisses sur l'énorme bac rouillé, surchargé !!
Et nous tranquilou, on part avec la navette. Cheveux au vent, petit moment de détente sur le fleuve Congo !
Transit à Brazzaville. Bon.
14 heures
Repos jusqu'au soir !
Dimanche 27
10 heures
Embarquement. On attend... Avion, on attend...
14 heures
Arrivée à Douala.
Et là, devinez quoi, on attend !!
On se met sous l'aile de l'avion pour se protéger du soleil !
Et on attend !!
Les sardines grillent sur le tarmac,
et personne ne crac !!
17 heures
Arrivée au théâtre, sans surprise, on avait déjà repéré...
C'est encore plus petit que Pointe-Noire !! Il va falloir encore réduire, on se demande jusqu'à quel point on pourrait le faire... Et hop ! L'équipe technique au boulot !
L'hôtel est à 2 mn du centre, dans une grosse rue de cette capitale économique !!
Sur le chemin, les vendeurs de tout et de rien nous suivent et les enfants de la rue aussi. Nous sympathisons avec 2 d'entre eux, super-bouilles... !
Lundi 28
Montage. On récupère le moindre centimètre carré autour du plateau. Sur le coté de la scène, on tapse en noir un coin toilette et wc et on y installe les accessoires, la vidéo et la moitié du piano (et du pianiste...). Le temps passe toujours très vite, comme d'habitude. L'installation se termine finalement assez tôt, 10 heures 30...
Mardi 29
Répétition, sound check. repérage...
C'est tout petit ! Échauffement, maquillage...
20 heures
Petit exercice de concentration: chacun d'entre nous repère ses trajets et ses manipulations sur le minuscule plateau, en silence, petit ballet de Tristan en 4 minutes. Puis départ pour la
rue. Il y a beaucoup de circulation, Phil nous propose d'y jouer un mini-concert, entre deux voitures et quatre coups de klaxon !!
Puis nous nous faufilons dans le hall couloir, bondé de ...Blancs...
Le spectacle commence, nous jouons vraiment sur un mouchoir de poche. Nous marchons tous sur la pointe des pieds de peur d'écraser ceux de nos partenaires !! C'est difficile, il faut s'adapter à la petitesse mais aussi au son. Jusqu'à maintenant nous n'avons joué que de grandes salles où il fallait porter la voix, ici il faut jouer fin ! Petit à petit nous y arrivons,
nous nous contrôlons sans cesse!
Le public est ravi.
Démontage direct après, ça c'est vraiment dur !!!
Oui, oui, les petites fourmis cartoun s'activent !
Heureusement il y a une bonne ambiance entre nous ! Pourtant la fatigue due à la difficulté de cette tournée aurait pu faire éclater le groupe. Et bien non !
1 heure 30 du matin
Repas chez Gilles le directeur qui est super content. Belle soirée !
Je retrouve Sylvain, Directeur de l'alliance de Buéa dans l'ouest du pays (l'année dernière j'ai eu la chance de venir plusieurs fois au Cameroun) et sa copine Florence. Nous parlons projet, passé, avenir...Trop bien.
Mercredi 30
Coucher à 3 heures, lever à 5 heures
Rendez vous très matinal (après deux heures de sommeil !) pour toute l'équipe technique. Ils chargent les malles dans un fourgon et partent directement à Yaoundé car nous y jouons demain soir !!
12 h 30
Le reste de l'équipe part dans un mini bus. C'est la première fois que l'on part d'un théâtre pour un autre en moyen de locomotion terrestre et c'est trop bien d'avoir les pieds sur terre !!
Le paysage très vert du Cameroun défile sous nos yeux fatigués, mais réjouis...
Nous nous acheminons vers la dernière date de la tournée en douceur...
16 heures
Arrivée dans la belle capitale aux sept collines. Nous sommes dans une grande ville, ça grouille !! Klaxons,
embouteillage... Le Centre Culturel est en plein milieu de la ville, on peut pas le rater,c'est écrit en très gros sur la façade !! Youpi !! Nous voilà !!
Ghislain le directeur est tout ému de nous retrouver... Nous aussi... Nous nous sommes rencontrés lors d'une tournée en Afrique de l'Ouest, en 1994. Il ne connaissait pas la compagnie et nous avait reçu à Conakry avec "Le Malade, Imaginé...". Il avait alors vraiment apprécié notre travail et, un an après, nous proposait de revenir pour animer un stage de théâtre.
Le projet s'est concrétisé et nous sommes donc revenus, en 98, pour travailler sur une adaptation du "Conte d'Hiver" de W. Shakespeare avec 22 acteurs et musiciens.
Le résultat fut tel qu'une compagnie se constitua, "Les Sardines de Conakry" !
Paralléllement, nous avions fait refabriquer sur place le décor de notre "Puce à l'oreille", que nous jouions en plein air, en fin de résidence, sous les yeux ébahis de 400 Guinéens
Depuis, nous avons décidé de suivre cette compagnie pour leur apporter une formation artistique, technique et administrative, et nous nous sommes ainsi déjà retrouvés quatre fois. Au mois d'avril de cette année, je suis moi-même allée les aider sur leur deuxième création "Le Bourgeois Gentilhomme". C'était ma première mise en scène et un de mes plus grands moments de bonheur théâtral...
Bref nous voilà donc à Yaoundé et très heureux d'y être. Le centre est tout refait, il y a une belle expo dans le hall. Toute l'équipe est déjà sur le plateau, fatigués et à fond.
C'est la dernière de cette tournée pour le "Tristan et Yseult" mais c'est le début d'une très belle aventure : les "Roméo et Juliette".
18 heures
Arrivée à l'aéroport de Delphine, Arno, André et son fils Lucien.
Samedi, nous allons partir à N'Gaoundéré dans le nord du pays.
Le projet est divisé en deux parties. Nous débuterons là deux nouvelles créations.
1. Douze comédiens, comédiennes et 1 metteur en scène Camerounais vont travailler sur une première version de "Roméo et Juliette". Phil dirigera le travail, Patrick et Susanna l'assisteront.
2. Parallèlement, un deuxième "Roméo et Juliette" sera fabriqué, mis en scène par Phil, assisté par Lô, avec Arno à la musique, Delphine à la lumière et régie générale et moi-même, Valérie au jeu !
André sera au décor et costumes sur les deux créations.
Le personnage de conteur que je joue dans le "Tristan et Yseult", Séraphin, en sera le personnage principal.
Chaque création sera colorée, influencée, imprégnée par l'autre.
Ouf ! J'espère que vous suivez ! !
Ces deux créations sur le même thème vont naître en même temps, des créations jumelles que nous jouerons à la fin du mois.
Si vous voulez venir, la version Camerounaise se jouera le 2O juin, la nôtre le 29 !
En arrivant au centre, Jacobin, le metteur en scène, nous attendait.
En fait c'est tout un groupe qui nous attend ! Wahou!!
20 heures
Travail pour l'équipe technique qui a des petits yeux !!
Quand soudain Phil se plaint de violents maux de ventre... Depuis deux jours, il est patraque, nous pensions que c'était dû à une grosse fatigue. Pas du tout il fait une très grosse crise et à le voir ça a l'air très douloureux ! Tout le monde est autour de lui, à coté du WC ou il vomit
toutes ses tripes !
Le médecin alerté arrive sous les yeux inquiets de tous les cartouns, il a attrapé des amibes (méchants petits parasites qui rongent le ventre !) On a jamais vu Phil dans cet état !!
Médicament, repos, il va aller mieux.... Ouf ! On a eu peur et mal pour lui. D'ailleurs quand on se retrouve pour aller manger à 11heures du soir tout le monde a mal au ventre !!
Bonne nuit Phil tout le monde pense à toi...
Jeudi 1 JUIN
10 heures
Première question de toute l'équipe : Phil va t il mieux ?
Oui, il a très bien dormi. OUF !
Alors on reprend le rythme, soulagé !!
14 heures
Musicale, raccord.
Un couple de vidéastes camerounais, Pierre et Parfait, nous suit partout depuis notre arrivée ! Ils vont faire un film sur tout le projet ! Il y aura donc des images !!
Je suis très émue car ce soir Séraphin va dire au revoir à ses compagnons de rêve du Tristan et en même temps va rencontrer les acteurs qui vont donner naissance à tous ces nouveaux amis...
Et oui Juliette et Roméo sans le savoir sont déjà dans la salle...
18 heures
Il pleut violemment ! Zut !
Ghislain se fait du souci pour les camerounais qui n'ont pas de voitures...Vont-ils venir ?
Échauffement, maquillage...
GROS TRAC...
20 heures
C'est parti ! On sort dans la rue, petit concert et hop on rentre dans le hall !!
Il y a beaucoup de monde. Le public est très camerounais !! Youpi.
Nous sommes très émus, sur scène aussi.
Et la magie marseillaise opère.....
Bertrandon, Clarette, Mister Master, Sonia, Mr Contre Poids, Damoiselle, Georg et Séraphin racontent notre fabuleuse histoire une dernière fois...
Bravo à tous.
Le spectacle est dédicacé à notre metteur en scène préféré, Phil, qui est derrière la poursuite, à notre sonorisateur, Pedro, qui a fait des miracles et à Jean-Yves, grand magicien de la lumière...
Un grand merci à Ghislain. Sans lui on ne serait pas là aujourd'hui !
Nous finissons les larmes aux yeux....
Oh comme j'aimerais que vous soyez là, tous et toutes...
Le public est halluciné, pour eux tout est réuni sur la scène...Ils y voient du cirque, du cinéma, de la musique, de la danse, du théâtre, de la poésie...
Chaque fois que nous parlons avec des comédiens, nous comprenons vraiment à quel point cette tournée est importante. C'est un autre éclairage, une autre vision, comme un voyage dans une autre planète de théâtre...
Merci Dieux du Théâtre nous avons réussi.
La mission est grandement remplie...




