Venezuela - 2008

Posté le mai 30th, 2008 par phil

Carnet de voyage - Roméo et Juliette au Venezuela


Samedi 3 mai 2008. 09h20. Heure Paris. Phil.

Et voilà ! Départ Aéroport de Marignane à 5h15, avec nos malles de fortunes... Direction Caracas !

Cette fois-ci pas de fret ! Le décors voyage avec nous dans nos bagages : 2 chacun de 23 kgs max ... Valérie, Laurence, Vincent et moi !
On a du renoncer à pas mal d'éléments de décors... Le grand parapluie, notre sol de nattes africaines, plein de petites choses un peu lourdes et surtout la malle-décors du spectacle, qui faisait 40 kgs à vide !
Et comme avec des malles métalliques on arrive vite à 23 kgs, nous voilà avec 2 malles en plastique et une en osier... et une cantine pour remplacer la malle-décors, qui à vide fait déjà 18 kgs !!!! Donc qui voyage presque vide.

9h30. Charles de Gaulle. On regarde la feuille de route de plus prêt, ça va être quand même assez serré... enfin pas des vacances. Demain on adapte la fameuse cantine... peinture et peut-être double fond...
Bon, en attendant, 10h de vol nous attendent...

Valerie : Départ vers le pays de là bas, vers ce rêve théâtral : jouer le roméo en espagnol !!!
Je pars avec le trac et mon texte collé à mes mains et mes yeux !!! Ne suis pas bi-lingue ! Gros challenge pour moi !

16h45. Heure Caracas. Phil.
Voilà, on y est, 10h de vol plus tard. Et ça commence bien, il nous manque trois valises et deux malles... cinq bagages sur huit ! Merci Air France !
C'est Alexandre, un jeune stagiaire de l'Alliance (qui est arrivé hier au Venezuela...), qui nous accueille. C'est lui qui attendra les malles et nous les rapatriera.
Bon, on ne joue que Mercredi, on espère avoir tout à temps...
Et en attendant, on va s'acheter des tee-shirts et des tongues...
On attend notre correspondance pour Barquisimeto. On vérifie en direct notre niveau d'espagnol, ça va, on se débrouille.

Dimanche 4 Mai, 20h20. Barquisimeto. Phil.
Hier soir, chaleureusement reçu par Eli Vadez, directeur de l'Alliance et Oscar Cortez, metteur en scène. Ils nous amènent à l'hôtel. Mais le directeur de l'hôtel n'a pas gardé les chambres réservées parce qu'il y a une concentration de motos Harley Davidson...
Donc Eli nous invite à dormir chez lui.
Centre commercial, genre de sandwich farine de maïs et le ventre trop plein au lit, 9h du soir, 3h du mat pour nous français décalés... mais samedi soir au Venezuela + concentration harley = du bruit toute la nuit = sensation de pas fermer l'œil... = Dimanche beaucoup fatigués.

Debout à 7h (13h pour nous...) nous voilà partis à la panaderia. Enorme petit déj, Valérie craque pour des soupions et crevettes...
Ça y est, nous y sommes !
Eli notre hôte parfait nous emmène en ballade dans un petit village voisin. Découverte d'un centre culturel, Ateneo de Cabudare, d'une très jolie exposition de jeunes plasticiens, d'un directeur vraiment accueillant (Benjamin, la tête coupée de Dominique Bluzet, mais en indien) et d'un spectacle de grandes marionnettes por ninos sous un immense arbre. L'arbol de la libertad, merci Bolivar.
Nous allons manger. Chez un chinois.
Les ferronniers ici ne doivent pas manquer de travail. Tout est sous grille, les cours des petites maisons, et toutes les fenêtres des immeubles, des grilles entières et en volume, comme des cages d'oiseaux... jusqu'aux derniers étages...
Les vitres des autos sont toutes teintées en noir, clim à l'intérieur, et réflexe du chauffeur de fermer toutes les serrures centralisées...

Deux catégories de voitures. Celles, neuves aux vitres noires et les autres, toutes taxis, antiques paquebots de luxe vestiges américains aux peintures absentes remplacées par la rouille et carrosseries brinquebalantes. Une impression de Cuba.

Après midi, installation à la Residencia Acapulco... (Les chambres sont beaucoup moins grandes que le nom pourrait le laisser penser, mais c'est très joli.) Puis rdv au musée d'art moderne avec Richard le régisseur du théâtre pour discuter de l'installation de Roméo... (Pourquoi au musée d'art moderne ??? et pourquoi rdv à 16h, le musée fermant à 17h ???). Rapide entrevue.
Lecture et correction du texte en espagnol avec Oscar et Eli. La moitié sur la place Bolivar con un forte viento, la deuxième moitié à la pizzeria Pino (très bonne adresse...).
C'est ce même jour que nous apprenons qu'un congrès doit avoir lieu dans l'auditorium dans lequel nous devons nous installer et jouer. Mais... "tranquilo... veremos manana..."

Valérie : je ne me sépare pas de mon texte !!!chaque seconde est bonne à prendre !


Jeudi 8 mai, 10h. Barquisimeto. Phil.
Ouf ! Voilà trois jours à fond pendant lesquels je n'ai pas eu le temps d'écrire une ligne !
Nous avons joué hier, énorme succès ! Mais non sans mal, retour en arrière de l'aventure...

Lundi 5. Nous découvrons le lieu de représentation. Un grand auditorium de 800 places dans une immense université. Eli et Oscar nous annoncent pour l'instant 500 réservations !!!
Le matin, rencontre avec un groupe d'étudiants. Valérie en profite pour tester sa mémoire et son espagnol. Accompagnée par moments de Vincent à l'accordéon, elle donne tout le texte du spectacle en demandant aux étudiants enthousiastes de "valider" sa version espagnole... Elle ressort de l'exercice en nage et ravie.
Pour Laurence et moi, la matinée devait consister à commencer à monter la lumière dans la salle de spectacle, mais Richard, avec qui nous avions rdv à 10h, n'arrive qu'à 11h30...
Dans la salle, un petit groupe de techniciens s'affaire à préparer le congrès.
On apprend que ce congrès doit avoir lieu demain, notre jour d'installation et mercredi, le jour de la représentation jusqu'à 15h30 et nous sommes sensés jouer à 16h... problème !
Nous commençons à en parler à Eli et à Oscar...
Nous établissons une liste de courses pour l'adaptation Venezuelienne. Nous avons décidé d'essayer de trouver un sol, de le peindre, et de se servir de nos malles de voyages, peintes elles aussi, pour constituer les différents éléments de ce décors de voyage.
Et puis nous devons trouver adaptateurs et transfos électriques, ici le courant est en 110 et les prises bizarres.

En début d'après-midi, nous récupérons Alexandre, malles et valises. Les valises ont été forcées... Deux malles sont assez abîmées... mais apparemment rien ne manque.
On pousse tables et chaises du congrès et on trace, on mesure et au moment d'accrocher les projecteurs au plafond, on apprend qu'on a pas le droit parce que le "grill" est trop fragile...
Donc, readaptation avec pieds de projos sur le côté et au sol... et on installera que demain, après le congrès, à partir de 16h...
Eli et moi partons faire les courses (nous sommes à 20 minutes du centre), parcourons la ville jusqu'à très tard et ne trouvons que la moitié des choses...
Apparemment, il est possible que Mercredi on nous libère la salle à midi... Pour jouer à 16h, c'est juste mais bon...

Valérie : ça y est c'est parti !!! Stage avec les étudiants et je me lance ! Je leur propose après discussion une répétition générale de tout le spectacle !! Comme ça, sans rien, en jupe !! et quel bonheur ! Ils me comprennent, ils rient, ils en redemandent !! Et Séraphin est heureux !!!