SUR LE SENTIER D’ANTIGONE newsletter facebook


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« Si tu refuses ton propre combat, on fera de toi le combattant d’une cause qui n’est pas la tienne. »
Jean Rostand


Un voyage féerique au plus près de l’âme de la tragédie…
Nous sommes à Thèbes. Créon, l’oncle d’Antigone, prend le pouvoir et décide du sort des deux défunts frères d’Antigone. A Eteocle, il sera fait d’imposantes funérailles, tandis que le cadavre de Polynice sera abandonné sans sépulture. Antigone, courageuse et obstinée, déterminée à aller jusqu’au bout, s’opposera à Créon le tyran et fera tout pour ensevelir son frère conformément aux rites.

Après Tristan et Yseult et Roméo et Juliette, voilà la 3ème histoire que Séraphin, le clown de Valérie Bournet, nous raconte, toujours accompagné de ses deux anges gardiens, deux comédiennes, musiciennes et manipulatrices.

antigone03Ce spectacle nous avons commencé à le fabriquer au Burkina Faso, en brousse, Des clowns blancs devant un public noir avec qui nous ne partagions aucunes références à part celles de se tenir debout et d’avoir la capacité de rêver. Le rêve pour un acteur.

Le Burkina, pays des hommes intègres, où la place de la femme de Bobo Dialousso est représentée par une statue de femme qui passe le balai…

Très tôt, la société nous apprend à ne pas résister. On ne résiste pas facilement à ses petites habitudes et à ses peurs. Antigone ne triomphe pas du pouvoir, elle ne le combat même pas. Simplement elle lui résiste comme un matériau résiste à la pression, elle ne lui laisse aucune prise. De la petite résistance quotidienne à celle d’Antigone qui meurt pour ses idées, il y a toute forme de combat intérieur. Une vie sans résistance, même aux objectifs modestes, ce n’est pas une vie. Vivre c’est agir, grandir, repousser les limites de ce trop petit terrain.

antigone04Le parti pris de cette adaptation est de mêler l’humour et le merveilleux au tragique. L’équilibre de la mise en scène joue sur différents modes de narration, impliquant de manière intrinsèque le spectateur au fil de l’histoire. Valérie Bournet, actrice polymorphe, joue tour à tour Antigone, Créon et Séraphin, le conteur de la pièce ; un être à la fois pur et malicieux. Accompagnée de ses deux anges gardiens, elle s’approprie le mythe et nous invite à un voyage qui nous transporte au plus près de l’âme de la tragédie. Le travail des trois actrices, leur corporalité, leurs gestes précis, leurs palettes vocales, constituent le matériau de construction de la pièce.

La musique, composée par Vincent Trouble, fait partie intégrante du spectacle. Elle est très souvent jouée en direct par les comédiennes.

La tragédie est là, mêlée au clownesque et au dérisoire. Comme dans un rêve apparaissent les images et les personnages de l’histoire. La malice des «anges gardiens» et l’innocence de Séraphin nous offre à rêver cette histoire et que cette histoire soit un miroir de l’histoire de chacun…

Séraphin, dans la tradition de la tragédie antique joue tous les rôles, y compris celui du chœur. Le tragique mais aussi l’humour et le merveilleux sont là, parce que c’est comme ça qu’on aime raconter les histoires.

Philippe Car et Valérie Bournet


antigone_val« Je vous parais sans doute agir comme une folle.
Mais le fou pourrait bien être celui même qui me traite de folle »

 

 


Antigone

antigone05Antigone ne triomphe pas du pouvoir, elle ne le combat même pas. Simplement elle lui résiste comme un matériau résiste à la pression, elle ne lui laisse aucune prise. Mieux, en se suicidant, elle le mutile cruellement à sa prétention à la toute-puissance. Créon ment quand il dit à Antigone que sa mort lui suffit. C’est sa vie qu’il voulait. Et il ne l’aura pas.

ico_star25 Résister
Résister. Si, pour son plus grand bien, on apprend à se contrôler, on est le plus souvent éduqués à céder devant la loi extérieure. Le plus grand nombre observe la loi et ne la transgresse qu’exceptionnellement ! Très tôt la société nous apprend à ne pas résister. Ainsi peut aller notre vie quotidienne, aussi banale qu’exceptionnelle.

Une journée passe, ponctuée de brefs accrochages, d’attitudes butées, de rébellions sans cause, de raideurs soudaines… alibis de notre agressivité intérieure. Sans prendre le temps de se demander ni pourquoi, ni comment… Quelque chose fuit, régulièrement, dans l’existence de chacun…
Car au fond, ce que l’on cherche, c’est que tout se passe bien, sans heurts. Ni vu ni connu.
On ne résiste pas facilement à ses petites habitudes et à ses peurs.
Ainsi, claquemuré à ce petit terrain, il arrive qu’on le défende absolument, sans réfléchir, sans même regarder autour de soi, sans rien désirer de l’autre, comme s’il suffisait de se désirer soi-même.
Il y a peut-être en chacun un forcené barricadé quelque part qui résiste à vide.
Une vie sans résistance, même aux objectifs modestes, ce n’est pas une vie.
Vivre vraiment, c’est autre chose.
Vivre c’est agir, grandir, repousser les limites de ce trop petit terrain.Résister est un acte. Un dépassement de sa personne.


La presse en parle


Le narrateur distille un discours savoureux, oscillant entre humour et sagacité. Valérie Bournet étonne tout au long de la pièce par sa capacité à être toutes les voix, toujours juste et à bonne distance des personnages incarnés et du public.
Télérama

Une version très décoiffée de Sophocle dans un décor féerique et surtout avec beaucoup d’imagination, Valérie Bournet est impressionnante.
France Inter

L’adaptation est par faite, la mise en scène de toute beauté. Du grand art !
Pariscope

Avec magie, brio et intelligence, Valérie Bournet incarne tous les personnages. On ne s’ennuie jamais, on rit, on est ému et souvent impressionné par les trouvailles de costumes ou scénographies simples et pourtant très inventives. On se laisse ravir avec plaisir !
Le bruit du Off

Un vrai travail de direction d’acteurs et un jeu subtil sur les différents modes de narration. Audacieuse adaptation de la tragédie mythique, cette performance artistique du clown Séraphin est une ode à l’acte de résister.
La Terrasse

La scénographie particulièrement inventive, doublée du travail d’adaptation et d’écriture, ainsi que la formidable performance d’actrice de Valérie Bournet rend possible un tel exploit scénique. Un spectacle inclassable qui mêle humour, magie et tragédie
.
Froggy’s delight


Équipe de création !

Mise en scène : Philippe Car
Avec : Valérie Bournet,  Lucie Botiveau et Anaïs Delmas
Adaptation et écriture : Valérie Bournet, Philippe Car d’après Sophocle
Traducteur de Sophocle : Paul Mazon
Assistanat à la mise en scène : Laurence Bournet
Scénographie : Valérie Bournet

Composition musicale : Vincent Trouble
Création lumière : Julo Etiévant
Costumes et accessoires : Magali Leportier et Christian Burle
Décor et accessoires : Jean-Luc Tourne
Régie générale son et lumière : Damien Leclerc
Régie plateau : Jean-Marie Bergey

Photographies du spectacle : Elian Bachini

Production :
Agence de Voyages Imaginaires, Cie Philippe Car

Coproductions :
Bonlieu Scène nationale Annecy. Théâtre de Cusset, Scène Conventionnée. Théâtre Paul Eluard, Choisy-le-Roi. Le Sémaphore, Théâtre de Port-de-Bouc. Institut Français du Burkina Faso de Bobo-Dioulasso. Théâtre des Bernardines, Marseille.

Remerciements :
Au Cratère, Scène Nationale d’Alès.
A Mandine Guillaume pour son assistanat à l’écriture et Mathieu Pasero pour ses conseils en magie !
A la marraine du projet : Christine Malard-Pene, directrice de l’Institut Français du Burkina Faso à Bobo-Dioulasso et à son parrain : Denis Bouffin, directeur du Théâtre de Cusset.
A la compagnie L’Art de Vivre, au comptoir de la Victorine et au 3Bis F.

Projet soutenu par la DRAC PACA, l’ADAMI, l’Institut Français, la Ville de Marseille et la Région PACA.


Photographies : Elian Bachini – la galerie photos complète ici.