LE BOURGEOIS GENTILHOMME newsletter facebook


bourgeois01

ico_star25 Dossier Bourgeois ico_star25 Fiche technique ico_star25 Revue de Presse ico_star25 Galerie Photos


Un spectacle pour pantins, marionnettes, robot, acteurs et manipulateurs. Une féerie musicale sur la manipulation des hommes et la tentative de s’acheter du bonheur.


La distribution.

Le personnage de Jourdain et les deux jeunes premiers sont joués par des acteurs. Tous les autres personnages sont joués par des marionnettes, grandes et petites. Dorante, le noble, par un robot, radiocommandé.


La manipulation.

Inspirés dès le départ par le Bunraku, art de scène traditionnel japonais, théâtre de grandes marionnettes, nous nous sommes doucement laissé influencer par la culture japonaise, source intarissable d’inspiration, nourris par un voyage d’étude à  Tokyo qui constitua le début de notre travail.
La rencontre avec les artistes du pays du soleil levant, maîtres incontestables en matière de manipulation, précurseurs et passeurs, effectuant le grand écart entre tradition et ultra modernisme, du théâtre ancestral à la culture robotique, n’a fait qu’alimenter l’univers que nous avons cherché à développer.


La folle mascarade.

bourgeois11Dans notre mise en scène du Bourgeois Gentilhomme, la magie et le fantastique rendus par la cohabitation des marionnettes et des humains viennent renforcer l’idée de Molière.

Jourdain/Molière, homme marionnette manipulateur de pantins.
Dans cette pièce, Molière, manipulateur de marionnettes vivantes, montre le double démoniaque de ses personnages. Il révèle la métamorphose du visage humain en visage monstrueux sous la poussée du vice (Dorante) ou de l’ignorance (M. Jourdain). Le théâtre est un jeu de masques.

A la mesure de l’irréalité de l’existence, Molière joue à brouiller les frontières entre la vie et le jeu.
Le théâtre envahit la vie.
La cérémonie turque, devenue pour nous le pays de la Grande Truquerie, apothéose du jeu et du divertissement, est une mascarade des plus folles qui emprisonne à jamais M. Jourdain dans son délire.
La fantasmagorie burlesque s’empare de la satire bourgeoise et la transfigure.


M. Jourdain.bourgeois12

Pour Molière, M. Jourdain est le rôle le plus complet et le plus haut en couleur.
Il chante, parodie, se déguise, pique des colères d’enfants, s’emporte contre tout et s’amuse de tout.
Nouveau riche, parvenu mais généreux et sympathique, ni odieux ni méchant ni hypocrite, il n’est que ridicule. Un ridicule énorme. Un incurable naïf. Et l’euphorie dans laquelle il baigne est communicative. Il ment pour embellir la réalité.
Il rêve sa vie. C’est un artiste manqué qui souffre d’une insuffisance esthétique d’où il tire son ridicule. Il est ignare, sincère et maladroit.
Chamarré, flamboyant, il est un magnifique Jourdain-citrouille. Un gros bouffon à figure de pivoine.

Comment font les gens de qualité ?
M. Jourdain pousse à l’absurde l’ambition bourgeoise de tout acquérir à prix d’argent, y compris le sens de la vie et la guérison de son insuffisance d’être…
Il rêve d’éblouir les autres par l’étalage de « bonnes manières » auxquelles ni son éducation ni son goût ne l’ont préparé. Gorgé de flatteries et de mondanités, une folie des grandeurs s’empare de lui.

« Il faut bien, pour être ridicule, que l’on se trompe sur le chemin du bonheur. » Stendhal


 La comédie ballet.

« Où l’art théâtral unit le plaisir des yeux et des oreilles à celui de l’esprit. »
Ici, la musique est jouée en direct par les comédiens et pousse à son paroxysme l’art de la comédie ballet, inventée par Molière, la comédie mêlée de chants et de danse.
« Colorier les personnages, les moments… La musique cherche à plaire, elle se fâche, se fait discrète puis tonitruante. Elle se soumet, se moque, passe du cynisme au lyrisme. Des instruments électroniques (synthé, boite à rythme, échantillons et boucle), acoustiques (sax, trompette, clarinette, guitare…), ludiques (klaxons, sifflets, cloches, bouts de bois, casseroles…), exotiques (shamisen, shakuashi, quatro…). Musique protéiforme, intemporelle jouée par des machines et des hommes, qui aiment Ravel et Police, Spike Jones et Steve Reich, James Brown et Piazolla. Comédiens-musiciens… dans le grand orchestre rutilant d’un monsieur Jourdain qui croît tenir la baguette… magique ! » Vincent Trouble

« La comédie est un poème ingénieux qui, par des leçons agréables, tend à reprendre les défauts des hommes. » Molière.

Le Bourgeois Gentilhomme est un des plus heureux sujets de comédie que le ridicule des hommes ait pu fournir, un des plus drôles miroirs d’humanité. La pièce démarre doucement par des duos comiques… L’action commence à l’entrée de Nicole… La comédie prend son élan à l’entrée de Covielle… La scène frémit alors comme un manège qui s’ébranle… Le final fait exploser la comédie au ciel comme une fusée géante. C’est un véritable feu d’artifice de comique et d’esprit. L’union des procédés comiques, de gestes, de mots, de situation, de mœurs et de caractères, est la plus réussie de toute l’œuvre de Molière.

Nous nous sommes laissés guider par ce que l’on pourrait appeler les « indications léguées par Molière » Ã travers son écriture, jouissant à l’extrême des qualités de cette pièce, pour que 339 ans après sa création, cette version du Bourgeois nous emporte dans son élan, nous fasse rire, rêver… et songer à nos propres destins…

Merci Molière.

Philippe Car. Mai 2009.

« La grande règle de toutes les règles est de plaire. » Molière


La presse en parle…

« Philippe Car pratique un théâtre populaire singulier. Drôle, musical, sympathique et… bourré de talent. On se présente avec modestie, on brise le cérémonial, on ne dissimule pas le plaisir qu’il y a à être là, généreux, sur scène on attend les spectateurs en musique. Ça marche, c’est drôle et beau! »
Zibeline

« Une comédie musicale et follement ingénieuse qui exprime toute la modernité du classique de Molière. »
Télérama

« Le Bourgeois Gentilhomme par Philippe Car : un ticket pour le rêve. »
Corse Matin

Toutes les photographies du spectacle : Elian Bachini


dossierpedagoDossier pédagogique sur Le Bourgeois gentilhomme, pour en savoir plus sur la création.
Le CRDP de l’académie d’Aix-Marseille a édité avec l’Agence de Voyages Imaginaires un dossier complet à destination des enseignants et de toute personne curieuse d’en savoir plus sur la création. Sont proposés des entretiens avec l’équipe, des croquis de travail, de la documentation et des pistes d’activités pour les élèves.
Ce dossier est librement téléchargeable à cette adresse :
http://www.crdp-aix-marseille.fr/spip.php?article503


Équipe de création !bourgeois14

Adaptation : Philippe Car et Yves Fravega
Mise en scène : Philippe Car
Assistanat à la mise en scène : Laurence Bournet
Avec : Valérie Bournet, Philippe Car, Nicolas Delorme, Claire Leyat, Vincent Trouble
Composition musicale : Vincent Trouble
Scénographie et lumière : Julo Etiévant
Création sonore : Fanny Thollot
Costumes : Christian Burle
Décor et accessoires : Christophe Brot
Réalisation des marionnettes : Jean-Claude Leportier, Magali Leportier, Jean François Marc
Conception et réalisation du robot : Julo Etiévant, Luki Millet / Méli Mélo Production
Régie générale, son et lumière : Damien Leclerc et Jean-Yves Pillone

Production :
Agence de Voyages Imaginaires
Coproductions :
Théâtre du Gymnase (Marseille), Théâtre de Cusset, Théâtre de Corbeil-Essonnes Communauté d’Agglomération Seine-Essonne, Théâtre de Grasse Scène Conventionnée, Théâtre Paul Eluard (Choisy-le-Roi), La Grange Dîmière (Fresnes)
Avec le soutien de :
la DRAC PACA de l’ADAMI du Conseil Général des Bouches du Rhône – Centre Départemental de créations en résidence.
En partenariat avec :
Dushow et Emmaüs Communauté de Marseille Pointe Rouge.

Photographies  : Elian Bachini –  (création au théâtre du Gymnase à Marseille ! ) la galerie photos complète ici.