LE CONTE D’HIVER newsletter facebook

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C’est la recréation d’un spectacle que nous avions présenté avec bonheur en 2002. L’occasion de s’y replonger avec une équipe renouvelée est celle de faire renaitre cette histoire dans une nouvelle version, encore plus merveilleuse.
Pour Shakespeare, le monde est un théâtre et le théâtre est conte.
C’est un poète anthropologue. Dans Le Conte d’Hiver il explore une fois de plus l’âme humaine, observe et décrit les dérives possibles de l’être vers son côté sombre. Il fabrique ici du merveilleux pour parler de la jalousie, du pouvoir, de la tyrannie et de la folie.

 On sait bien que Shakespeare avec Othello est un maître dans l’analyse de la jalousie, de ses ressorts, dans la description du doute, des tourments que ressent le jaloux. Mais ici l’écrivain n’a pas seulement voulu développer cet aspect. Il fait référence à la Grèce antique et parle des rapports de l’homme et des dieux : l’orgueil, la démesure de l’homme qui se croit l’égal des Dieux et les défie est toujours puni. Il devra en subir les conséquences. C’est le cas de Léontes qui fait fi de l’oracle d’Apollon et se voit privé de sa femme et de sa fille.

L’Histoire

conte002Leontes, roi de Bohême et Polixènes, roi de Sicile sont amis d’enfance. Alors que Polixènes est en visite officielle en Bohême, Leontes soupçonne sa femme Hermione d’avoir une relation adultère avec son ami et de porter l’enfant né de cette trahison. Il fait donc enfermer sa femme, mais ne parvient pas à empoisonner Polixènes, qui s’enfuit grâce à l’aide de Camillo, fidèle serviteur de Leontes, qui ne peut se résoudre à accepter l’ordre de son roi devenu fou de jalousie. En prison, Hermione accouche de la petite Perdita. Celle-ci est abandonnée sur ordre du roi par Antigonus, contraint et forcé d’obéir, sur un lointain rivage pour y mourir.
Antigonus est tué par un ours tandis qu’un orage a raison de son navire. Mais la petite Perdita est recueillie par un vieux berger et son fils.
Après l’intervention du Temps, l’histoire fait un bond de seize ans. On retrouve alors Perdita, qui est devenue une magnifique bergère, sur le point de se marier à celui dont elle est devenue l’objet de l’amour, le fils du roi de ce pays, Florizel, déguisé en simple berger et qui n’est autre que le fils de Polixènes. Mais le roi interdit à son fils de se marier à Perdita. Désespéré, le couple cherche du secours auprès de l’inestimable Camillo, qui voit là une occasion de revoir sa chère Bohême. Il envoie les deux amants auprès du roi Leontes pour qu’ils y trouvent refuge.
On y découvre Leontes éperdu de chagrin, vieilli, brisé, ressassant sans cesse son injuste folie, encouragé en cela par Paulina, la veuve d’Antigonus, fidèle suivante de la reine Hermione, qui entretient scrupuleusement et sans pitié le remords du roi. L’arrivée de Polixènes est pour lui un rayon de soleil. Il retrouve son vieil ami et, par le jeu des reconnaissances, comprend que la jeune Perdita n’est autre que sa propre fille, qu’il croyait avoir assassinée. Le mariage a lieu entre les deux enfants royaux et l’innocence des enfants est comme l’expiation de la faute des pères. Le bonheur des enfants efface le malheur des parents. Paulina, certaine que le roi se réjouit de la fortune de Perdita, lui révèle alors l’existence d’une statue d’Hermione. Celui-ci se recueille face à l’image parfaite de sa femme. La statue s’anime, Hermione reprend vie et pardonne à son époux le mal qu’il a fait seize ans auparavant. La tragédie se termine en comédie. Le mal est réparé. La Mort elle-même est mise en échec.

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La première partie est terrible. Nous sommes en Bohême La musique est bohémienne, gitane, toujours grave, parfois lourde et triste, parfois tango de tubas, parfois hitchcockienne !

On pense à la Transylvanie. Les personnages principaux sont tragiques, ils font peur. Ils sont à l’image de la fureur du Roi Leontes. Les petits personnages sont pathétiques. Ils sont à l’image de la bonté de la Reine.
Dès la première scène de la deuxième partie, un élément comique vient se mélanger au drame, pour donner le ton : l’ours. Et les clowns entrent en scène. Nous sommes en Sicile. La musique sicilienne est légère, douce ou enlevée et comique. L’ambiance est à la pastorale italienne. Aux marchands de cacahuètes. La tragédie se transforme en comédie.
La troisième partie est l’intrusion des personnages comiques dans l’univers désespéré de Leontes. Le Happy End se devine, Shakespeare l’amène par une dernière pirouette fantasmagorique, comme dans un conte de fées


La Mise en scène

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C´est Shakespeare, dans le titre qui nous a donné l´indication de mise en scène, il faut traiter cette pièce comme un conte : avec du Merveilleux, de l´Extraordinaire et de la Magie, même dans les moments les plus terribles surtout dans les moments les plus terribles.
Philippe Car Juillet 2014

L’art dramatique est vivant en ce qu’il est précisément l’expression transposée d’une époque et d’une société. Toute forme d’art valable et digne de ce nom ne peut être que cela. Entre tous les instruments d’expression, le langage est le plus complet, le plus subtil, comme le plus exigeant. C’est qu’il se charge, non seulement de la pensée, mais aussi de l’émotion, sous une forme qui cherche à être belle et intelligible à la fois. La tragédie n’existe qu’avec les acteurs qui la jouent et le public auquel elle est destinée. Le goût du spectacle n’est rien d’autre qu’une ardente curiosité de l’homme vis-à-vis de lui-même, de l’homme tel qu’il se connaît ou tel qu’il s’ignore, tel qu’il est, tel qu’il pourrait être, tel qu’il devrait être. Et jamais théâtre, sauf sans doute le théâtre grec, n’a si parfaitement répondu à sa fonction que le théâtre de la Renaissance anglaise.
Henri Fluchère


La presse en parle

« C’est d’une poésie, d’une féérie(…) on rit, on tremble. (…) c’est totalement inattendu et décalé. (…) Vraiment, allez-y !!»
Christophe Mory / BFM TV

« Ce Conte d’Hiver en musique est extravagant, enlevé et drôle. (…) un spectacle foisonnant et drôlissime. »

Le Parisien

Le Conte d’Hiver(…), tragi-comédie qui plonge dans le merveilleux, se prête à l’univers féérique et décalé de la troupe.
Raphaëlle Simon / Le Pélerin

Toute la magie du théâtre élisabéthain(…). Un fort visuel et une étonnante performance de comédiens
Thierry De Fages / Blog de Phaco

Les comédiens deviennent les artistes d’une oeuvre ébouriffante(…), nous font trembler et nous font rire, ils nous font rêver à un rythme effréné et nous laissent des étoiles plein les yeux.
Julien Dumas / Théâtreactu

Le fantastique au même titre que l’imprévisible génère émerveillements et rires en cascade dans la salle.
Philippe Delhumeau / La grande Parade

Un spectacle qui rend heureux.
Gérard Noël / Reg’Arts

Une féerie qui donne au conte shakespearien le charme du vrai théâtre populaire(…). Une heure quarante de bonheur pur(…). Un vrai coup de cœur.
Nicolas Arnstam / Froggy’s Delight

« … aussi magique que poétique(…) l’ensemble est maitrisé de bout en bout. Avec un coté farce assumé, et c’est bien ainsi. »
Gérald Rossi / L’Humanité.fr

« Excellente aussi cette sorte de féérie que Philippe Car réussit, avec  trois fois rien, à mettre en place (…) Cette «tragi-comédie féérique et musicale» tient ses promesses et le public a longuement applaudi. »
Philippe du Vignal / Le Théâtre du Blog

« Force est de constater que c’est toujours un plaisir de partir en exploration avec eux ! Leur univers est toujours extrêmement coloré et dynamique(…)bariolé et bourré de trouvailles. »
Audrey Jean / Théâtres.com

« Le spectacle est épatant, dans un style éternel et pourtant disparu : celui du capitaine Fracasse qui aurait convolé avec la Gelsomina de Fellini… »
Gilles Costaz / Webthéâtre

 


L’Équipe de Création

conte008Mise en scène : Philippe Car.
Comédiens-musiciens : Valérie Bournet, Francisco Cabello, Philippe Car, Nicolas Delorme, Lucie Botiveau, Vincent Trouble.
Assistanat mise en scène : Laurence Bournet.
Musiques et direction d’orchestre : Vincent Troube.
Création lumière : Julo Etiévant.
Costumes : Christian Burle.
Décors et accessoires : André Ghiglione et  Pierre Baudin.
Contributions de : Sophie Rigaud / Luki Millet
Restauration : Jean Marie Bergey et Benjamin Olinet.
Création son : Pedro Theurier.

Régie lumière et son : Jean-Yves Pillone ou Christophe Cartier.
Régie plateau et régie générale : Jean-Marie Bergey.
Adaptation et écriture : Philippe Car et Yves Fravega.

Création et fabrication des loges / exposition : Jean Marie Bergey / Benjamin Olinet.
Illustrations : Eric Lemaire / Textes : Julie Bordenave.

Toute l’histoire de l’art est dominée et conditionnée par l’impérissable désir de retenir la vie universelle qui nous échappe à tout instant dans l’image capable de la définir pour toujours.
Élie Faure


Production déléguée : Agence de Voyages Imaginaires

Coproductions : Théâtre du Jeu de Paume/Aix en Provence, le Cratère/Scène nationale d’Alès, Espace Diamant/Ville d’Ajaccio avec le soutien de la SPEDIDAM et de l’ADAMI.

L’Agence de Voyages Imaginaires est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC PACA et la Ville de Marseille, subventionnée par la Région PACA et le Département des Bouches-du-Rhône.


Photographies du spectacle : Elian Bachini